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Pour un journal ,vecteur de développement

Dans le monde aujourd'hui et singulièrement dans le tiers monde,on assiste à une grosse tendance à l'urbanité.Le mode de vie citadin,malgrè ses contraintes,attire. Il est facile de constater que de nombreux villages désormais,ceux qui restent sur place sont liés par des contraintes familiales,la maladie ou l'illettrisme/analphabétisme. Ils ne vont pas en ville parce qu'ils ont peur de réussir leur adaptation ou parce qu'ils seront appelés de nombreuses fois par mois à faire du chemin du"village",pour repondre des préoccupations coutumières. le phénomène est tel que même ceux qu'on présente en milieu rural comme des gens qui ont réussi, se retrouvent un matin en train de tout laisser tomber, pour aller chercher mieux en ville. Peu importe si les modèles de succès sont quasi-inexistants.Les jeunes,eux,s'en vont en Europe,sans savoir ce qu'ils y vont faire et racontent à qui veut les croire qu'ils ont réussi. Dans cette tendance à l'européanisation, la gestion de l'information elle même est urbaine. La presse, audiovisuelle,écrite,cybernétique... est d'abord un phénomène urbain. En  déhors de quelques exceptions, du reste compliqués à expliquer,la plupart des journaux paraissent en ville, parlent des choses de la ville...Sans oublier dans les statistiques,80%  au moins des informations diffusées quotidiennement chez nous parlent des "gens civilisés",des choses de Douala ou yaoundé, nos modèles d'entrée dans la civilisation. c'est un phénomène récent que les quotidiens nationaux créent des réprésentations à Garoua ou Bafoussam...Et encore! Les informations issues de ces villes moyennes sont parfois traitées secondairement. C'est-à-dire à contre-temps ou pour remplir les trous dans certains cas. Un seul exemple pour soutenir ce propos:Cameroon Tribune,le quotidien gouvernemental,avait attendu un an pour publier un dossier réalisé par son reporter descendu sur le terrain après l'éboulement survenu en octobre 2007 au point kilomètre 44,à Kékem, alors que les difficultés quotidiennes de la population,affectée par la route coupée,faisaient chaque jour l'objet de vives préoccupations.Or des choses se font, se disent et doivent être connues au village ! La vie d'une nation ne se construit pas seulement dans les métropoles. Dans une société en panne de repères, peut-être la valeur salvatrice pourrait sortir d'un coin de brousse. La presse locale apparaît  alors le relais par excellence de ce qui se fait, se dit, se conçoit ou doit être su au village. Si la fonction fondamentale de la presse est d'informer et de former,il est utile de se demander pourquoi, au delà des questions économiques,le segment de la presse locale est peu couru. Les gens du village, qui deviennent de plus en plus lettrés du fait de multiplication des lycées et même de la ruralisation des universités, n'ont-ils pas droit à une information de proximité ? Si développer c'est progresser,porter d'un pôle à un autre, faire grandir,fructifier...cela suppose des innovations, des acquis,des valeurs à communiquer. Certes la plupart de nos départements compte aujourd'hui un journal local. Assez souvent malheureusement quand ils ne sont pas des instruments de positionnement de certains hommes politiques soucieux de contrôler l'opinion et de se vendre, ces journaux reflètent rarement leur contenu. C'est pourquoi le journal "Le Haut-Nkam" comme il y'a quinze ans Ouest-Echos son devancier, a le courage de monitorer au quotidien des villages où la parole n'est ni facile et où on ne parle assez souvent que pour manipuler les consciences naïves. Seulement ce courage doit aller de pair avec une couverture efficiente des jeux et enjeux, de toutes les facettes de la vie dans le département dont il réclame.

La Rédaction du journal "Le Haut-Nkam"

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