Des supporters d'Unisport gardés à vue

Alphonse Touko ainsi que plusieurs de ses camarades ont été gardés à vue dans les géôles de la gendarmerie de Bafang le week end du 30 avril au 3 mai dernier. Le chef d’accusation qui les accablait : « Menaces sous condition, dénonciation calomnieuse et injures » à l’encontre de l’entraîneur en chef de l’équipe fanion du département, Bonaventure Djonkep. Le technicien qui en avait assez des propos injurieux des groupes de supporters avait saisi en milieu de la dernière semaine du mois d’avril le procureur du tribunal de première instance de Bafang pour se plaindre contre les menaces de ces fanatiques. Ces derniers l’accusaient au passage d’avoir « vendu le match contre Union Sportive de Douala », comptant pour la 23ème journée de la Mtn Elite One. La goutte d’eau qui a débordé le vase, c’est cette séance d’entraînement du lundi 26 avril qui n’avait pas pu avoir lieu, les supporters ayant scellé les grilles du stade à l’aide des cadenas. Ils réclamaient une fois de plus la démission de celui qui tient les règnes de l’encadrement technique de cette formation depuis trois saisons. D’aucuns sont même allés jusqu’à la tentative d’incendier le véhicule du technicien.

Ce n’est  pas la première fois depuis le début de cette saison que des supporters s’en prennent à cet ancien lion indomptable du football. Après la sixième journée,  alors que l’équipe peinait dans les profondeurs du classement, ils avaient exigé son départ. Le président du club, Emmanuel Leubou, avait presque surpris les observateurs en lui réitérant toute sa confiance au cours d’un point de presse où on attendait l’annonce de son départ. Aux commandes du club pour la troisième fois en tant qu’entraîneur, Bonaventure Djonkep connaît assez bien les mauvaises habitudes de ses supporters, qui donnent des ordres à tout le monde. Cette fois, il a décidé de ne plus se laisser faire. Dimanche 2 mai, lors du match de la 24ème journée contre Roumde Adja (0-0), il est venu et est reparti du stade sous forte escorte.

Alphonse Touko que le technicien présente comme le chef de file de ce groupe de détracteurs faisait déjà partie des citoyens incarcérés à la prison de Bafang pour leur implication dans les émeutes de février 2008. Sa relaxation n’est intervenue que plus d’un an après son arrestation.

Marc-Wiliams

 

 

Embouteillage à Bafang:Les transporteurs augmentent les pri

Les voyageurs en partance  pour Douala étaient obligés de débourser près de 4000 FCFA pour avoir une place dans le car

 

Il était difficile pour les passagers qui se rendaient à Douala de se trouver une place dans un bus de voyage dimanche dernier à Bafang.  Ceci à Cause de la cherté du  coût du transport et surtout du trop plein des passagers qui étaient regroupés à cet endroit.  Pour avoir une place dans l’un des rares  bus qui arrivaient au compte-goutte, Il fallait déployer assez d’énergie  après avoir déboursé la rondelette somme de 4000FCFA  pour avoir une place assise. Disputes, bousculades, injures et des accrochages divers meublaient le remue ménage qui se déroulaient en ce lieu. Venus des nombreux villages du Haut-nkam où se déroulaient des funérailles, les différents passagers ont passé des moments difficiles. Certains s’en sont pris aux conducteurs et aux chargeurs de la gare routière qu’ils ont taxés d’escrocs, « C’est comme ça que vous êtes ! Vous les nègres vous aimez toujours exploiter vos frères » affirme une dame dans la foule avec courroux. Cette dernière, avec un bébé au dos, attend depuis longtemps et ce, malgré ses nombreuses supplications, que le chargeur valide les 3500 FCFA qu’elle propose  en vain depuis son arrivé à la gare au environ de 12 hAu guichet de l’agence de voyage Papa Gassi et Associé Voyage, le vendeur de ticket déclare le guichet fermé. « La vente des billets est arrêtée » affirme, tous les billets ont été réservés »  poursuit-il. Au Guichet de l’agence Central voyage, le scénario est le même.  Le guichet est fermé. Une plaque sur laquelle on peut lire « guichet fermé » est posée à l’entrée dudit guichet.

Selon les informations recueillies auprès des transporteurs, la situation est presque la même chaque week-end. Ceci expliquent-ils est du aux nombreux funérailles qui ont lieu dans les divers villages de l’ouest pendant la saison sèche.  « C’est ainsi chaque année. Pendant la saison sèche, il y a toujours des problèmes de transport à l’Ouest »  affirme un chargeur.

 Pour éviter ce débordement certains voyageurs ont développé plusieurs astuces, Pour Kuate Martial, il est  préférable de rentrer très tôt le dimanche pour éviter les embouteillages et les surcharges et la surenchère des prix, «  Je ne peux plus faire d’erreur. Quand je vais à des funérailles à l’Ouest, je rentre toujours très tôt le dimanche matin. » Selon ce dernier, qui a été blâmé à son lieu de service, après une absence due à un manque de voiture, qui l’avait contraint à passer la nuit à l’Ouest, alors qu’il s’y était rendu pour des funérailles  en janvier dernier, c’est plus facile de voyager très tôt le dimanche matin, Car, « on est à l’aise, on voyage à temps et d’une manière confortable. » Ajoute-t-il.

 Paul Nintcheu quant à lui préfère, pour échapper à cette affluence faire des réservations à l’avance. Selon lui, cela évite des tracasseries. Même si cette situation pénalise des nombreux passagers, cela est d’avantage profitable aux chargeurs et aux conducteurs qui  augmentent le tarif de transport,  et double parfois leur revenu.  « La période des funérailles c’est notre période préférée, Pendant cette saison nous nous faisons un peu d’argent» Reconnaît un chauffeur.

                                           

                                                                                                                                                               Herve Villard Njiélé

 

Un 1er  mai noir pour des fêtards dans la ville

Les noctambules ont été raflés dans les boites de nuit de la ville par une patrouille mixte de la police et de la gendarmerie

 

Plusieurs individus ont été raflés dans la nuit du 1er au 2 mai dans les boites de nuit de la ville de Bafang. Les personnes arrêtées s’étaient jointes aux  travailleurs pour  célébrer la 124ème édition de la fête du travail. Ces derniers ont été surpris par une patrouille mixte de gendarmes et de policiers qui leur sommait de présenter leurs cartes nationales d’identité. Les fêtards qui n’étaient pas en possession de leurs pièces ont tout simplement été embarqués pour les geôles de la police. Seules des personnes à qui les proches venaient remettre ladite pièce ont été entendues sur procès verbal puis relaxées par les hommes en tenue. Ce n’est qu’après plusieurs jours que les derniers détenus ont été libérés. 

Cette opération intervenait seulement deux jours après l’installation du nouveau commissaire de sécurité publique, Samuel Zé Zé en remplacement de Abé Abé Max, nommé au commissariat central de Douala. A Bafang, les populations pensent que cette première sortie du nouveau commissaire était un signal pour montrer aux populations sa détermination à faire régner l’ordre dans cette ville réputée rebelle. Beaucoup accusent le nouveau gardien de sécurité d’avoir sollicité l’aide du chef d’escadron, Denis Keungue, commandant de compagnie locale de gendarmerie pour imprimer ses marques. Pour d’autres habitants en revanche, une telle opération est la bienvenue dans une ville qui excelle dans l’indiscipline et la débauche. « Que faisaient les enfants de 15 ans dans les boîtes de nuit à une heure du matin, même si c’est le jour de la fête du travail ? » se demandent t’ils. Chez les autorités des forces de maintien de l’ordre, il s’agissait d’une opération d’éducation civique. « Nous avons voulu sensibiliser la population sur la nécessité de respecter la loi. Tout citoyen qui dispose d’une carte nationale d’identité doit marcher avec et la présenter à toute réquisition, faute de quoi il risque de connaître des ennuis », a expliqué l’officier supérieur de gendarmerie. Cette opération entend d’ailleurs se perpétuer dans la ville : « Ce n’est qu’un début, les filles en mini jupes et des garçons qui traînent tard dans la ville sans carte d’identité seront à chaque fois interpellés et gardés à vue jusqu’à ce que la situation change », a martelé le nouveau commissaire de sécurité publique. Par ailleurs, cette opération visait aussi à dissuader des actes de banditisme ce soir de fête. Selon des sources, des braqueurs lourdement armés étaient annoncés dans la ville. Et la rafle était une manière d’y faire  face.

Marc-Wiliams

 

 

 Insécurité routière

La surcharge à travers le phénomène de « petit chauffeur » gagne de l’ampleur

 

Le voyageur qui descend d’un bus à Bafang en provenance des grandes métropoles de la République et qui doit se rendre  dans un village voisin à travers un taxi en commun, découvre rapidement le pot aux roses.

 Le véhicule porte normalement son nombre de place assisse mais un dernier passager est  greffé à la portière du conducteur. Une attitude qui prédispose le conducteur à des risques graves d’insécurité. Son espace ainsi réduit ne lui permet plus d’exercer avec beaucoup dextérité et de professionnalisme son devoir de bien conduire ses passagers à bon port. Même la ceinture de sécurité, il ne peut plus bien l’enfiler et pourtant nous savons bien son importance. Un chauffeur assumant le transport entre Bafang et Bandja nous a confié sous anonymat qu’ils sont obligé de faire ainsi pour joindre les deux bouts car la contribution à chaque poste de contrôle est obligatoire et c’est tous les  jours. « Nous devons donner la pause aux éléments de  la police de Bafang  qui sont postés avant le rond point Patchi, aux éléments de la gendarmerie qui sont à Manila. Et les éléments de la brigade de Bandja. A chaque contrôle, ne dis pas que tu ne donnes rien, tu mens, c’est obligé. »

Au service départemental des transports terrestre  du Haut-Nkam, l’on sait que le mal est profond. L’on pense ici qu’il faut plutôt rééduquer les chauffeurs, bref, les sensibiliser sur le risque qu’ils courent en se donnant à ce type de pratique qui exposent leur vie et les vies des passagers à bord.

Nous invitons  nos concitoyens à dire  non à ce phénomène qui gagne de l’ampleur et met nos vies en danger cessons de monter à bord des véhicules de  ces chauffeurs véreux et patientons pour prendre le véhicule suivant dans lequel nous serons mieux assis.  Nous lançons également l’appel aux forces de maintien de l’ordre de travailler dans l’objectif de bannir ce genre de comportement à haut risque chez nos jeunes chauffeurs qui ont tendance à se remplir les poches vite sans se préoccuper de la préservation de l’homme.

Martin Ngounou

 

EDUCATION

 

Soutenance à l’ENIEG

 

Ils sont environs  144 élèves –maîtres à la course du CAPIEMP, le certificat d’aptitude professionnelle des instituteurs de l’enseignement maternel  et primaire. Ils soutiennent depuis le lundi 10 Mai 2010 leur mémoire de sortie à l’école normale des instituteurs de l’enseignement général de Bafang.

De sources dignes de foi tout se déroule normalement sous les yeux du chargé de mission.

 

 

 

 

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