KEKEM à l’Heure des grands Travaux ?

Au menu, entretien de la voirie bitumée de la ville et l’extension du réseau électrique à 44. Longtemps dans les esprits des populations de KeKem de voir certains axes et artères de la ville être entretenus, face à l’épineux problème de la dégradation des voies d’accès qui se traduit par la stagnation eaux foyer par excellence de développement pour des parasites vecteurs de maladies telle que le paludisme.

C’est avec joie et soulagement que les populations ont accueilli  le démarrage effectif des travaux d’entretien de la voirie bitumée de la ville. L’ouvrage entrepris par le ministère du développement urbain et de l’habitat, entièrement financé par le fond routier porte essentiellement sur le bitumage de l’axe qui part de l’hôpital de KeKem vers le quartier dit « fonctionnaire » sur une distance d’environ 400 m.

Aussi faut –il le préciser ici, cet axe constitue l’axe de défilé abritant la salle de fêtes. Une aubaine non seulement pour les usagers et riverains de cet axe mais aussi pour la commune qui, depuis plus d’une décennie, faisait preuve d’inertie.

Toujours dans ce registre des grands travaux, l’extension du réseau électrique au lieu dit 44, venait à combler les attentes de ces populations où l’électricité dans les ménages constitue une denrée très rare.

                        Œuvre d’une élite de ce quartier soucieux des siens.

Lesquels travaux financés  par le BIP (Budget d’Investissement Public), connaissent un ralentissement, certaines sources parlent même d’un arrêt des Travaux pour des raisons obscures pas encore élucidées. Ces populations qui voyaient leur cadre de vie amélioré ne peuvent que garder espoir, qu’un jour leurs conditions connaîtront une amélioration.

D’autres chantiers pourront voir le jour dans les prochains jours, notamment la construction de la sous-préfecture. Laquelle sous-préfecture avait été réduite en cendre lors des émeutes de février 2008. L’on se rappelle que les contributions avaient été faites en espèce et en nature pour la cause.

Dans notre parution n° 050 du 12 Octobre 2009, nous avions publié de manière incomplète la liste des contributions. A ce jour nous ne savons où sont domiciliés ces fonds. Peut-être que nous en verrons plus clair dans les prochains jours. Distraire le bien commun est considéré comme sacrilège selon la Sémantique de Marcien TOWA, c’est à dire la désacralisation du sacré.

                       

 

                                                Autopsie d’une ville.

 

Depuis plus d’une décennie déjà, aucun effort n’a été consenti pour assurer aux populations des conditions de vie meilleures.

La ville présente un visage sombre et triste. Surtout en période de fortes pluies.  L’imminence de celles-ci pose un réel problème environnemental auxquels les populations sont sans cesse confrontés et dont il faut d’ores et déjà envisager les solutions.

Compte tenu ici de la dimension et de la diversité des problèmes qui se posent à cette ville, il s’impose à toutes les forces vives, élites, élus du peuple dont certains faut-il le dire se sont retrouvés ou ils sont arrivés par  inflexion et se retrouve aujourd’hui dans l’imposture de l’illégitimité aux yeux de ceux qui les ont accordés leurs suffrages : Le peuple souverain.

Tous ces acteurs sociaux doivent faire appel à toutes leurs ressources d’imagination, d’adaptation, de bonne foi et de courage pour sortir la ville de KeKem dans cette léthargie manifeste qui ne doit rien à personne.

Chères élites dès que nous aurons mobilisé tout ce capital de créativité, mettons de côté nos intérêts mesquins, affairistes et égoïste respectant le bien public, mettant en oeuvre les enseignements ou recommandations du SACO 2009 (Salon des Communes de l’Ouest), les choses changerons positivement pour le bien commun, sinon à qui profite l’inertie et la mauvaise foi : ne soyons pas surpris par le processus de décentralisation.

Conscient que dans cette recherche de développement l’adhésion de toutes les populations est attendues et en outre, entendu que l’amélioration du cadre de vie des populations à travers les travaux d’entretien de la voirie de la ville est prioritaire, et à cet égard, les travaux d’entretien des voiries bitumées de la ville déjà amorcé depuis un mois. Les populations sont désireuses et soucieuses de voir la ville « changer » de physionomie, ce soucie se manifeste par la présence des engins appartenant au maître d’ouvrage sur le terrain.

Pour celles-ci, c’est une occasion solennelle que nous ne devons rater sous aucun prétexte et mauvaise foi, ce souci et ce désir des populations tiennent lieu d’interpellation et même d’injonction à la commune à réagir.

Selon nos recoupement, municipalité aurait engagé, de concert avec l’expertise du service départemental des travaux public du Haut-Nkam, ceci dans l’optique précédente, les travaux de pose d’une buse l’élargissement en aval et en amont d’un passage sur l’axe à bitumer.

Nous pouvons espérer que ces travaux vont se poursuivre sur d’autre axes et artères de la ville. Selon des sources bien informées, ces travaux bien que très important pour le drainage des eaux aurait coûtés une somme assez importante à la commune mais seulement la procédure d’exécution présente tout son sens obscure et maffieux en ce sens qu’elle n’aurait pas connu la participation des hommes de droit concerné, les mêmes sources nous indique que le président de la commission des grands travaux au sein du conseil municipal, le très charismatique Essengué joseph, connu pour son austérité et son intégrité n’a pas été associé.

Le manque de collaboration est non seulement une violation flagrante en matière de procédure et d’exécution des travaux par la commune et également constitue une entorse grave dans cette quête d’un processus de développement dont je le disait le plus haut sortira Kekem de son long sommeil qui sera bientôt contagieux si rien n’est fait dans le sens du bien commun et de l’intérêt général, surtout ou  les communes s’apprêtent à embrasser la décentralisation.

 

                                                                                                                                                                                       Anicet Blaise NONO

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