La communauté Banwa au bord de l’implosion avec pour principale pomme de discorde le report des élections des membres du bureau exécutif.

Douala

Crise au sein de la famille Banwa du Wouri

 La communauté Banwa au bord  de l’implosion  avec pour principale pomme de discorde le report des élections des membres du bureau exécutif.

 

 

 Les ressortissants de l’arrondissement Banwa de Douala avaient un rendez-vous important le dimanche 8 mai 2011 dans leur foyer social de New-Bell. Au programme, les élections des membres  du bureau n’ont pas eu lieu malgré tout. A l’entrée du foyer, une note de M.le Sous-préfet de Douala IIème, Garba Bakari, invitant le président de la commission électorale, M.Djiaga Gérard  de surseoir la tenue desdites élections. L’autorité administrative avance comme raison de ce renvoi, les vives protestations de certains membres de la communauté, et cette mesure  est prise pour des raisons évidentes de préservation de l’ordre public. Et que les élections ne se tiendront qu’après le règlement définitif du fonctionnement litigieux de la communauté.

 A l’origine de cette crise qui sème la zizanie au sein des membres de cette communauté, le rejet de la candidature du chef de la communauté sortant,   Emmanuel Tchatchoua Tchande par la commission électorale pour cause du non respect du statut général  et du code électoral de la communauté Banwa de Douala. Le chef de famille sortant, candidat à sa propre succession a occupé ce poste pendant onze ans et cinq mois. Pourtant  les textes stipulent que la durée de  tout poste électif au sein de la communauté Banwa de Douala est  de cinq ans, renouvelable une seule fois. Disposition qui n’a jamais été amendée  jusqu’au rendez-vous manqué du 8 mai dernier. 

 En effet, Il est aussi  reproché à  M .Emmanuel Clémence Tchatchoua Tchande les faits suivants : la non justification du  domicile étant donné que le chef de communauté sortant occuperait actuellement un logement dans la cité de l’Onpc à Bonanjo qui s’avère ne pas  être sa propriété. Pourtant le code électoral exige à ce poste la possession par tout candidat d’un titre de propriété. Il lui est reproché par ailleurs la distraction des fonds de la communauté estimés à  plus d’un million de francs Cfa.

 Autant d’accusations qu’ Emmanuel Clémence Tchatchoua Tchande balaie du revers de la main et fait non seulement le pied de grue pour briguer un autre mandat à la tête de la communauté Banwa du Wouri, mais aussi fait du dilatoire et du lobbying pour conserver sa casquette de chef de communauté Banwa du Wouri.

Pour s’y mettre et en fin et bon stratège, il discrédite la commission électorale qu’il a pourtant reconnue  à travers une lettre qu’il a signée en date du 9 décembre 2010 ayant pour objet ‘’lettre d’installation et mandat’’.Sans omettre de traîner  la commission électorale à la Sous- préfecture de Douala IIème et d’introduire une plainte  auprès de la DGRE ;et au Commissariat Spécial de Douala IIème  . Tout ceci à dessein d’intimider et d’influencer ses concurrents en comptant sur un éventuel soutien et un report des élections  qui le maintiendront peut être à vie  à la tête de la communauté Banwa de Douala.

Comme cela ne suffisait pas, une autre correspondance a été envoyée aux chefs des groupements de  l’arrondissement Banwa  pour demander leur intervention. Dans cette lettre, il  indexe la quasi-totalité des élites  de cet arrondissement de la ville de Douala d’être des fauteurs de troubles depuis 1994. Au lieu  de compter sur ces élites pour construire, il les diabolise. Enfin, il  appelle à l’intervention urgente de leurs majestés et promet au cas où cette dernière n’est pas effective « l’instauration d’une guerre à Douala. ». Une déclaration qui autant  est redoutable mais  aussi grave et ne devrait pas tolérée quoiqu’il en soit car nous sommes à un  moment où tout le monde conjugue des efforts pour que la paix règne et l’on se pose la question de savoir comment est-ce  qu’un leader  (chef de communauté) puisse aujourd’hui faire ce genre de déclaration ?.

Ce comportement contraste avec le profil de l’homme. Emmanuel Clémence Tchatchoua Tchande, cadre supérieur au Port Autonome de Douala (Pad) où il occupe  les fonctions de Chargé d’Etudes au Département des Etudes et de la Prospective. Marié et père de nombreux enfants et petits enfants, M.Tchatchoua Tchande est militant de base  du RDPC. Il est par ailleurs membre du Cercle Permanent de Réflexion créé pour soutenir les actions du ministre Michael Ngako Tomdio.

Comment comprendre qu’un homme de cette envergure puisse voler aussi bas? Qu’est ce qui peut justifier  son acharnement  au poste de chef de communauté ? Est-ce pour les prébendes dont on l’accuse d’avoir distrait ? Est-ce pour l’honneur dont il jouit avec la casquette de chef de communauté ? Voudrait t-il tout simplement transiter par là pour aspirer à un poste politique plus important dans l’avenir ? A-t-il plutôt peur des candidats d’en face parmi lesquels M.Nguele Joseph, cadre de  la SDV en retraite, opérateur économique et  conseiller municipal  à Banwa dont  les sondages donnent pour favori?  Des questionnements qui fusent de toutes parts et dont personne ne peut avoir des réponses exactes. Et pour rester dans l’actualité, l’on se demande s’il  aurait attrapé le « virus Bagbo » ? Toujours est-il que le conflit est préélectoral et non post-électoral du genre qui a fait  couler beaucoup d’encre, de salive et de sang en Côte d’Ivoire. Et comme comparaison n’est pas raison, nous espérons que  ce conflit peut dans tous les cas connaître un dénouement rapide et sans contrecoups désagréables si et seulement si les protagonistes  savent jouer chacun son rôle et rien que son rôle en faisant primer l’intérêt général sur l’intérêt personnel et en restant surtout dans la légalité.

 

 Joint au Téléphone pour connaître sa version des faits, Emmanuel Clémence Tchatchoua Tchande explique que la commission électorale s’est arrogée des prérogatives qui ne sont pas les siennes. Il accuse ces membres qui d’après lui sont allés vites en besognes. Par exemple en cherchant à appliquer le statut et le code électorale non amendés et non légalisés. Pour lui,   Il milite pour une élection libre et transparente au sein de la communauté Banwa de Douala et compte briguer un nouveau mandat (le troisième) pour affirme-t-il « continuer à rassembler tous les Banwa de Douala dans l’unité la paix et l’amour et qu’ensemble ils bâtissent leur communauté, leur arrondissement »

Au moment où nous allions sous  presse, les sources dignes de foi attestent que l’autorité administrative qui suit cette affaire avec beaucoup d’attention  a renvoyé les parties pour une réconciliation, réconciliation qui reste caduque car chacune des parties reste campée sur sa position. Alors que  la commission électorale  veut respecter scrupuleusement le statut et le code électoral Banwa, textes qui  écartent d’office le chef de communauté sortant ,celui-ci exige que sa candidature soit acceptée si non pas d’élection.  

 

Martin Ngounou

 

Commentaires (1)

1. constant leopold 16/08/2011

merci de l'info

Vous savez pour nous qui sommes loin de toutes ces activites la, pour cause vivant a l'etranger(UK) il est tres difficiles d'avoir des informations sur la vie mde la communaute Banwa en general et sur la section du wouri en particulier.
pour revenir au contenu du papier, je dirais tout simplement que la maturite dans l'expression des droits civic que l'on appelle communement "democratie" est un processus de longue haleine et qui demande un apprentissange meticuleux. on ne devient pas "democrate" en une ou deux generations. Bien toujours est-il que le fait meme d'essayer malgre beaucoup de balbuciment est en soit une bonne chose. Petit a petit l'oiseau fait son nid comme dirait l'autre.

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