Remember Jean Mbouende le nationaliste

Badoumven est un village du groupement Banka dans le département du Haut-Nkam (Ouest Cameroun). C'est ici que naît Jean Mbouende vers la fin des années 1890, d'une famille paysanne.
 Non scolarisé, il commence sa vie active en 1920 comme boy à Dibombari avant d'être recruté en qualité de vendeur assistant en 1921 à la R.W King à Douala. Devenu chauffeur en 1926 chez le même employeur, il contracte son premier mariage la même année avec EBOUTOU Marie, originaire de Sangmelima(Sud Cameroun).
 Répondant à l'appel de la terre, il rentre au village pour créer en 1934 à Kwetchi(Banka) ce qui est connu de notoriété publique comme étant la première plantation de café-robusta de sa subdivision. En 1935, il est nommé assesseur au tribunal de consultation de Bafang. La même année a lieu son élection à la vice présidence de la coopérative des planteurs de la subdivision de Bafang: il se signale alors par ses prises de positions courageuses et osées contre les injustices des colons blancs et de leurs comparses.
 En 1946, encouragé par Charles Assalé, il crée le Syndicat des Petits Planteurs de la subdivision de Bafang qu'il affilie à l'USCC (Union des Syndicats Confédérés du Cameroun) de Gaston Donnât. De cette tribune , il élève le ton et connaît ses premiers ennuis qui culminent avec son internement préventif à la prison de Bafang du 1er septmbre 1947 au 15 avril 1948.
 Frappé par son dynamisme syndical, Um Nyobé l'encourage à créer la 1ère section UPC (Union des Populations du Cameroun) de l'Ouest Cameroun à Bafang : nous sommes en juin 1948. Il devient la cible focale du pouvoir colonial qui en mai 1955, organise le pillage et la destruction systématique de ses biens. Il ne doit la vie sauve qu’en se refugiant durant cinq ans dans le maquis de ses exploitations agricoles à Kambo-Kékem où il réussit à se creuser un lit à l'intérieur d'un tronc d'arbre.                                                                              
 Apôtre de la non violence, il participe dès sa sortie du maquis après la proclamation de l'indépendance en 1960 à la pacification de son département ravagé depuis 1956 par une vague d'actes terroristes entretenus par le pouvoir colonial pour diaboliser l'UPC et ses leaders.
 Elu premier maire de la commune de Plein Excercice de Bafang en avril 1961, il s'attelle à dessiner et à construire les premières ossatures du paysage modernisé que sera la ville de Bafang. De ses démélés avec le préfet de l'époque du fait de son refus de compromision à diverses échelles dans la conduite des affaires communales naît sa mise à l'index comme agitateur et coupable d'actes attentatoires à la sécurité de l'Etat. C'est sur ce fonds de fausses accusations aggravées d'affabulations politico-administratives aussi grossières et mensongères les unes que les autres qu'il a eu a  réaliser de 1965 à 1970 son original parcours de combattant dans les geôles et pénitenciers alors les plus sinistres du territoire: (BMM de Manengouba, Douala, Yaoundé et centre de rééducation civique de Mantoum).
Plusieurs fois sacré meilleur planteur du Haut-Nkam, Jean Mbouende a bénéficiéde plusieurs distinctions honorifiques: Mérite Camerounais de 2ème classe (en 1960); Chevalier de l'ordre de la valeur Camerounaise (en 1965) et Officier de l' Ordre de la Valeur Camerounaise (en 1986). Il s'est marié de 13 femmes et est père de 29 enfants.Il meure en 2004 à l’âge de 114 ans à l’hôpital ad-lucem de Bafang-Banka.


   Source : Pour la patrie, contre l’arbitraire

jiné Michel, Kanga Victor, Jean Mbouende, Kamga Dakayi Thomas, François-Xavier Ngoubeyou, André-Bosco Cheuwa ont constitué une  fourchette historique des hommes politiques

Dans l'histoire du Cameroun des cinquante dernières années, on manquerait rarement de voir la silhouette d'un fils de '' Nkeu'' dans l'histoire si souvent controversée de l'union des populations du Cameroun (UPC). Certaines versions indiquent que le congrès constitutif du Parti historique fut présidé par un sujet de sa majesté de Bana. Le Haut-Nkam aurait dû abriter la capitale politique du pays Bamiléké n'eusse été la myopie politique du pays des souverains Kaleuh et Happy. Le patriarche Jean Mbouendeu, célèbre maire de la commune de Bafang  dans les années 60 joua un rôle  capital dans le référendum d'octobre 61 lorsqu'il bataillât ferme pour la victoire de ''oui'' aux côtés de Kameroon National Party de l'honorable John Ngu Foncha. Une fois la victoire acquise, c'est plutôt Foumban qui rafla la vedette à Bafang pour abriter les rounds de négociations et la signature de l'acte final. L'acte de Foumban consacrait la fédération des deux Etats. L'attention armée auquelle échappa John Ngu Foncha pendant sa tournée de remerciement et de connaissances des années 64/65 entre la Moumée et Kekem avait-il quelques significations par rapport à ce fait de l'histoire ? Njiné Michel serait le premier Bamiléké de l'histoire à créer un parti politique : le mouvement des paysans Camerounais. Il  sut à temps trouver l'alternative à la disparition commanditée de l'UPC. Aux côtés des vénérables Njoya Arouna et autre Daniel Kemayou, il anima la vie politique Camerounaise avec  une certaine élégance avant d'en être écarté par le couloir diplomatique qui le fait atterrir à Abidjan et puis jusqu'à New York (Etats-Unis). Il devait mourir au Cameroun  dans les années 90 dans l'anonymat. Honte à la classe politique Bamiléké. Les hommes politiques Bamiléké, écartelés entre le pouvoir et l'opposition allaient manquer l'occasion de se réconcilier avec l'histoire, qui cette histoire qu'ils ont bégayé à la diaparition de Kamdem Nyepin, Daniel Kemayou, Ngayewang Pierre, Victor Kanga, Kigne  Abel ( dit Kingué) et autres Phillipe Moumié et Njoya Arouna.
Les hommes politiques Bamiléké ont souvent eut honte de rendre hommage à leurs morts, maudissant inconsciemment leur propre avenir politique. Le pouvoir néo-colonial que la France installe à Yaoundé le 1er Janvier 1960 aux lieu et place de l'UPC allait chercher et trouver un Bamiléké de recharge et de service pour remplacer Njiné Michel dans la conscience populaire. Leur dévolu se porta sur le jeune et simulant fonctionnaire des douanes, docteur en droit et sciences criminelles un certain Victor Kanga.  Propulsé  ministre de l'économie et des finances, Kanga se révéla en un très peu de temps comme une véritable étoile montante, réorganisant l'économie autour des valeurs libérales sures. Kadji Defosso (déjà) Boum Nak, Fotso Victor, Monthé Paul, Fadil père, Pantami, T. Bella etc… Au congrès de l'union Camerounaise (UC) de 1962 à Ebolowa, on raconte qu'Ahmadou Ahidjo a dû avoir des sueurs franges des militants du parti unifié pressaient des jeunes Turcs du gouvernement Victor Kanga et William Aurélien à postuler à la présidence du parti. Au  sortir de ce fameux congrès, Victor Kanga paiera cher. Il est éjecté du puissant poste de ministre des finances vers l'information avant d'être jeté en prison pour des raisons  jamais élucidées. A la perspective du congrès de Bafoussam, son emprisonnement sera commué en résidence surveillée. Albert Ndogmo l'ayant retrouvé dans les geôles pour les mêmes raisons préfabriquées. Le colis Bamiléké devenait trop encombrant. Comme Kanga, Ndogmo avait commis le même péché mortel lorsqu'il utilisa le Haut-Nkamois Tientcheu Christophe pour créer la première unité industrielle, jamais mise au point par un Camerounais : Moungo plastique. Le pouvoir utilisera  sans succès un jeune et brillant diplomate un certain… François Ngoubeyou dans les années 70 pour faire oublier Kanga. Depuis lors, c'est un secrétaire d'Etat M. Naoué Samuel qui occupait le siège du Haut-Nkam au gouvernement d'unité nationale d'Ahmadou Ahidjo. Après le fiasco de la 8ème coupe des nations de 1972, l'inauguration du barrage de Sonloulou allait donner l'occasion au père de la nation de se réconcilier avec le Haut-Nkam.Il y déniche l'ingénieur centralien Thomas Dakayi Kamga qui a conduit les travaux du barrage. Il l'appela au gouvernement à l'heure des grands chantiers routiers Douala -Yaoundé,Douala-Bafoussam et autres Yaoundé-Bafoussam. André Bosco Cheuwa passera comme une météorite au gouvernement. La période délétère entre le coup d'Etat d'Issa Adoum en 1984 et les années de braises lui sera fatal au département : une vraie traversée du désert. Absent du gouvernement depuis le départ d'André Bosco Cheuwa et l'arrivée d'une quinzaine d'années plus tard du revenant François Xavier Ngoubeyou, le Haut-Nkam occupe littéralement le terrain de l'opposition.
                                Emmanuel Tchawa

Commentaires (2)

1. Gabriel Mogaga (site web) 05/10/2010

Je suis tre edifies par cette episode de l'histoire du Haut NKam.

Priere de Bien vouloir laisser votre contact pour enrichissement de ce site

Merci d'avance

2. Tatsitsa (site web) 06/11/2014

Merci pour ce site Tatsitsahttp://www.kamerun-lesite.com/participez/

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